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=== ''Politique sur les services et le numérique'' ===
 
=== ''Politique sur les services et le numérique'' ===
 
La ''Politique sur les services et le numérique'' et les instruments d’appui constituent un ensemble intégré de règles qui décrit la façon dont les organisations du GC gèrent la prestation de services, l’information et les données, la technologie de l’information et la cybersécurité à l’ère du numérique. D’autres exigences, qui comprennent sans toutefois s’y limiter, les exigences en matière de confidentialité, de langues officielles et d’accessibilité, s’appliquent également à la gestion de la prestation des services, de l’information, et des données, de la technologie de l’information et de la cybersécurité. Ces politiques, énoncées à la section 8, doivent être appliquées en combinaison avec la ''Politique sur les services et le numérique''. La ''Politique sur les services et le numérique'' est axée sur les clients, ce qui assure des considérations proactives à l’étape de la conception des exigences principales associées à ces fonctions dans l’élaboration des opérations et des services. Elle met en place une approche pangouvernementale intégrée à l’égard de la gouvernance, de la planification et de la gestion. En général, la ''Politique sur les services et le numérique'' fait progresser la prestation des services et l’efficacité des opérations du gouvernement grâce à la gestion stratégique des renseignements et des données du gouvernement et à l’exploitation de la technologie de l’information.
 
La ''Politique sur les services et le numérique'' et les instruments d’appui constituent un ensemble intégré de règles qui décrit la façon dont les organisations du GC gèrent la prestation de services, l’information et les données, la technologie de l’information et la cybersécurité à l’ère du numérique. D’autres exigences, qui comprennent sans toutefois s’y limiter, les exigences en matière de confidentialité, de langues officielles et d’accessibilité, s’appliquent également à la gestion de la prestation des services, de l’information, et des données, de la technologie de l’information et de la cybersécurité. Ces politiques, énoncées à la section 8, doivent être appliquées en combinaison avec la ''Politique sur les services et le numérique''. La ''Politique sur les services et le numérique'' est axée sur les clients, ce qui assure des considérations proactives à l’étape de la conception des exigences principales associées à ces fonctions dans l’élaboration des opérations et des services. Elle met en place une approche pangouvernementale intégrée à l’égard de la gouvernance, de la planification et de la gestion. En général, la ''Politique sur les services et le numérique'' fait progresser la prestation des services et l’efficacité des opérations du gouvernement grâce à la gestion stratégique des renseignements et des données du gouvernement et à l’exploitation de la technologie de l’information.
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Section 4.1.2.3 de la ''Politique sur les services et le numérique''. Le DPI du Canada est responsable : de prescrire les attentes en matière d’architecture intégrée.
 
Section 4.1.2.3 de la ''Politique sur les services et le numérique''. Le DPI du Canada est responsable : de prescrire les attentes en matière d’architecture intégrée.
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Section 4.1.2.4 de la ''Politique sur les services et le numérique''. Le DPI du Canada est responsable : d’établir et de présider un conseil d’examen de l’architecture intégrée ayant pour mandat de définir les normes d’architecture actuelles et ciblées au profit du gouvernement du Canada et d’effectuer l’examen des propositions ministérielles en matière d’harmonisation.
 
Section 4.1.2.4 de la ''Politique sur les services et le numérique''. Le DPI du Canada est responsable : d’établir et de présider un conseil d’examen de l’architecture intégrée ayant pour mandat de définir les normes d’architecture actuelles et ciblées au profit du gouvernement du Canada et d’effectuer l’examen des propositions ministérielles en matière d’harmonisation.
Section 4.1.1.1 de la Directive sur les services et le numérique. Le DPI du Ministère est responsable de ce qui suit : de présider un conseil d’examen de l’architecture dont le mandat est de revoir et d’approuver l’architecture de toutes les initiatives numériques ministérielles, et d’assurer leur harmonisation avec les architectures intégrées.
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Quels sont les problèmes auxquels l’architecture intégrée cible des services et du numérique vise à répondre?  
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ection 4.1.1.1 de la Directive sur les services et le numérique. Le DPI du Ministère est responsable de ce qui suit : de présider un conseil d’examen de l’architecture dont le mandat est de revoir et d’approuver l’architecture de toutes les initiatives numériques ministérielles, et d’assurer leur harmonisation avec les architectures intégrées.
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=== Quels sont les problèmes auxquels l’architecture intégrée cible des services et du numérique vise à répondre? ===
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Pour les programmes et les services, les Canadiens comptent sur le gouvernement, lui-même dépendant de données fiables et faisant autorité ainsi que d’un accès aux capacités de TI rendant possible la prestation de ces programmes et services. L’écosystème d’entreprise du GC comprend toutes les technologies de l’information utilisées par le GC et tous les facteurs environnementaux connexes. L’interdépendance de tous les éléments avec l’écosystème est un aspect essentiel de ce qui en fait un écosystème. Dans le cadre de discussions sur la technologie de l’information dans l’organisation du GC, on doit tenir compte de l’écosystème.  
 
Pour les programmes et les services, les Canadiens comptent sur le gouvernement, lui-même dépendant de données fiables et faisant autorité ainsi que d’un accès aux capacités de TI rendant possible la prestation de ces programmes et services. L’écosystème d’entreprise du GC comprend toutes les technologies de l’information utilisées par le GC et tous les facteurs environnementaux connexes. L’interdépendance de tous les éléments avec l’écosystème est un aspect essentiel de ce qui en fait un écosystème. Dans le cadre de discussions sur la technologie de l’information dans l’organisation du GC, on doit tenir compte de l’écosystème.  
Quel est le problème?
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Le GC a atteint une étape critique dans sa gestion des systèmes TI qui sont utilisés pour permettre la prestation des services gouvernementaux. Il existe un écart croissant entre les attentes des citoyens canadiens et la capacité des systèmes existants du gouvernement à répondre à ces attentes. La dette technique totale accumulée associée aux systèmes existants a atteint un point de bascule où une approche simple de remplacement, système par système, pour chaque système, est devenue de plus en plus inabordable et risquée. Les processus opérationnels en place pour gérer les cycles de vie de ces systèmes TI sont devenus des obstacles plutôt que des facilitateurs.
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Comment en sommes-nous arrivés là?
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Attentes changeantes L’évolution rapide d’Internet en tant que plateforme omniprésente pour la prestation de services a dépassé la capacité du gouvernement de répondre à la demande. Les citoyens s’attendent de plus en plus à ce que tous les services gouvernementaux soient fournis de façon fiable 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sans différenciation artificielle en fonction du ministère qui fournit le service. L’introduction de nouvelles technologies déstabilisantes à l’extérieur du gouvernement peut rapidement modifier les attentes des citoyens aussitôt qu’ils prennent connaissance des nouvelles approches ou capacités.
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Mandats distincts Les systèmes d’information gouvernementaux reflètent depuis longtemps la distinction législative des mandats fonctionnels des ministères. Cela s’explique en partie par le fait que les anciennes approches en matière de délégation de pouvoirs et d’obligation redditionnelle ne tenaient pas compte de la dépendance transversale à l’égard des technologies de l’information qui existe aujourd’hui. Outre l’autorité et la responsabilité, il existe des contraintes législatives sur le partage d’informations intragouvernemental qui ont, dans le passé, nui à l’intégration des processus opérationnels dans l’ensemble du gouvernement. Les modèles de budget et de financement ont encore renforcé cette séparation. Par conséquent, il n’y a eu que peu d’occasions de réduire les frais généraux et d’éliminer les redondances entre les systèmes et au sein du gouvernement.
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==== '''Quel est le problème?''' ====
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Évolution de la technologie Au départ, les processus opérationnels automatisés étaient mis en œuvre au sein du gouvernement en tant que solutions autonomes, et dans de nombreux cas, en tant que solutions monolithiques et principales. Au fil du temps, l’évolution du cycle de vie des systèmes individuels a eu tendance à limiter leur portée, renforcée par une volonté de limiter l’approvisionnement, la complexité technique et de changer la complexité et les risques. Les technologies actuelles qui pourraient être utilisées pour mettre en œuvre des approches intégrées ont été introduites relativement récemment, bien des années après la mise en œuvre de la plupart des systèmes gouvernementaux. Cet écart a été exacerbé au fil du temps par la différence appréciable entre la capacité du secteur privé et celle du secteur public à adopter et à tirer parti des nouvelles technologies.
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Le GC a atteint une étape critique dans sa gestion des systèmes TI qui sont utilisés pour permettre la prestation des services gouvernementaux. Il existe un écart croissant entre les attentes des citoyens canadiens et la capacité des systèmes existants du gouvernement à répondre à ces attentes. La dette technique totale accumulée associée aux systèmes existants a atteint un point de bascule où une approche simple de remplacement, système par système, pour chaque système, est devenue de plus en plus inabordable et risquée. Les processus opérationnels en place pour gérer les cycles de vie de ces systèmes TI sont devenus des obstacles plutôt que des facilitateurs.
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Pourquoi le problème est-il si insurmontable? Pourquoi le « maintien du statu quo » n’est-il pas une solution viable?
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Le « maintien du statu quo » n’est pas efficace L’approche de « maintien du statu quo » consisterait à essayer de considérer chaque système existant de façon isolée; en d’autres termes, il s’agirait d’une approche simpliste en matière de remplacement de système. Dans la plupart des cas, les coûts et les risques associés à cette approche pour les principaux systèmes existants sont prohibitifs. Le fait de traiter chaque système de manière isolée entraîne des opportunités manquées de réutilisation et d’élimination des redondances. De plus, ces coups d’éclat augmentent considérablement le risque lié à la prestation des services aux entreprises. Au moment où un important projet de remplacement est terminé, il existe aussi une possibilité substantielle que la technologie sous-jacente soit désuète. Afin d’atténuer ces enjeux, des approches permettant une transition progressive et contrôlée au fil du temps sont suggérées.
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Une stratégie de rechange Une stratégie de rechange consiste à migrer progressivement les systèmes existants en remplaçant progressivement les éléments fonctionnels par de nouvelles applications et de nouveaux services, en d’autres mots, une stratégie « évoluer et transcender ». Cette stratégie met en œuvre un motif architectural appelé « figuier étrangleur », une métaphore désignant le remaniement plutôt que le remplacement des anciens systèmes, en remplaçant progressivement et systématiquement les composantes fonctionnelles d’une ancienne application au fil du temps dans le but de répartir les coûts et d’atténuer les risques.  
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==== '''Comment en sommes-nous arrivés là?''' ====
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|'''Attentes changeantes'''
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|L’évolution rapide d’Internet en tant que plateforme omniprésente pour la prestation de services a dépassé la capacité du gouvernement de répondre à la demande. Les citoyens s’attendent de plus en plus à ce que tous les services gouvernementaux soient fournis de façon fiable 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sans différenciation artificielle en fonction du ministère qui fournit le service. L’introduction de nouvelles technologies déstabilisantes à l’extérieur du gouvernement peut rapidement modifier les attentes des citoyens aussitôt qu’ils prennent connaissance des nouvelles approches ou capacités.
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|'''Mandats distincts'''
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|Les systèmes d’information gouvernementaux reflètent depuis longtemps la distinction législative des mandats fonctionnels des ministères. Cela s’explique en partie par le fait que les anciennes approches en matière de délégation de pouvoirs et d’obligation redditionnelle ne tenaient pas compte de la dépendance transversale à l’égard des technologies de l’information qui existe aujourd’hui. Outre l’autorité et la responsabilité, il existe des contraintes législatives sur le partage d’informations intragouvernemental qui ont, dans le passé, nui à l’intégration des processus opérationnels dans l’ensemble du gouvernement. Les modèles de budget et de financement ont encore renforcé cette séparation. Par conséquent, il n’y a eu que peu d’occasions de réduire les frais généraux et d’éliminer les redondances entre les systèmes et au sein du gouvernement.
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|'''Évolution de la technologie'''
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Au départ, les processus opérationnels automatisés étaient mis en œuvre au sein du gouvernement en tant que solutions autonomes, et dans de nombreux cas, en tant que solutions monolithiques et principales. Au fil du temps, l’évolution du cycle de vie des systèmes individuels a eu tendance à limiter leur portée, renforcée par une volonté de limiter l’approvisionnement, la complexité technique et de changer la complexité et les risques. Les technologies actuelles qui pourraient être utilisées pour mettre en œuvre des approches intégrées ont été introduites relativement récemment, bien des années après la mise en œuvre de la plupart des systèmes gouvernementaux. Cet écart a été exacerbé au fil du temps par la différence appréciable entre la capacité du secteur privé et celle du secteur public à adopter et à tirer parti des nouvelles technologies.
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==== '''Pourquoi le problème est-il si insurmontable? Pourquoi le « maintien du statu quo » n’est-il pas une solution viable?''' ====
Architecture intégrée cible des services et du numérique
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|'''“Le « maintien du statu quo » n’est pas efficace'''
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L’approche de « maintien du statu quo » consisterait à essayer de considérer chaque système existant de façon isolée; en d’autres termes, il s’agirait d’une approche simpliste en matière de remplacement de système. Dans la plupart des cas, les coûts et les risques associés à cette approche pour les principaux systèmes existants sont prohibitifs. Le fait de traiter chaque système de manière isolée entraîne des opportunités manquées de réutilisation et d’élimination des redondances. De plus, ces coups d’éclat augmentent considérablement le risque lié à la prestation des services aux entreprises. Au moment où un important projet de remplacement est terminé, il existe aussi une possibilité substantielle que la technologie sous-jacente soit désuète. Afin d’atténuer ces enjeux, des approches permettant une transition progressive et contrôlée au fil du temps sont suggérées.
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|'''Une stratégie de rechange'''
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Une stratégie de rechange consiste à migrer progressivement les systèmes existants en remplaçant progressivement les éléments fonctionnels par de nouvelles applications et de nouveaux services, en d’autres mots, une stratégie « évoluer et transcender ». Cette stratégie met en œuvre un motif architectural appelé « figuier étrangleur », une métaphore désignant le remaniement plutôt que le remplacement des anciens systèmes, en remplaçant progressivement et systématiquement les composantes fonctionnelles d’une ancienne application au fil du temps dans le but de répartir les coûts et d’atténuer les risques.
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=== Architecture intégrée cible des services et du numérique ===
 
L’architecture intégrée cible des services et du numérique définit un modèle pour l’habilitation numérique des services du gouvernement du Canada qui visent à répondre à plusieurs des défis pressants concernant l’écosystème d’entreprise actuel du GC. Elle cherche à abolir le cloisonnement au sein de l’écosystème actuel du GC en demandant aux ministères d’adopter une perspective axée sur l’utilisateur et la prestation de services lorsqu’ils envisagent de nouvelles solutions de TI ou lorsqu’ils modernisent des solutions plus anciennes. Elle préconise une approche pangouvernementale où les TI sont harmonisées avec les services opérationnels et les solutions prennent appui sur des composantes réutilisables mettant en œuvre des capacités opérationnelles qui sont optimisées de manière à réduire la redondance. Cette réutilisation est rendue possible au moyen d’IPA qui sont partagées dans l’ensemble du gouvernement. Cette approche permet au gouvernement de se concentrer sur l’amélioration de sa prestation de services aux Canadiens tout en relevant les défis liés aux anciens systèmes.
 
L’architecture intégrée cible des services et du numérique définit un modèle pour l’habilitation numérique des services du gouvernement du Canada qui visent à répondre à plusieurs des défis pressants concernant l’écosystème d’entreprise actuel du GC. Elle cherche à abolir le cloisonnement au sein de l’écosystème actuel du GC en demandant aux ministères d’adopter une perspective axée sur l’utilisateur et la prestation de services lorsqu’ils envisagent de nouvelles solutions de TI ou lorsqu’ils modernisent des solutions plus anciennes. Elle préconise une approche pangouvernementale où les TI sont harmonisées avec les services opérationnels et les solutions prennent appui sur des composantes réutilisables mettant en œuvre des capacités opérationnelles qui sont optimisées de manière à réduire la redondance. Cette réutilisation est rendue possible au moyen d’IPA qui sont partagées dans l’ensemble du gouvernement. Cette approche permet au gouvernement de se concentrer sur l’amélioration de sa prestation de services aux Canadiens tout en relevant les défis liés aux anciens systèmes.
 
   
 
   
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